Rien ne sert de courir… Peut-être que si !

Rien ne sert de courir… Peut-être que si !

Ce dimanche a lieu le Marathon de Paris. A cette occasion, le 1 hebdo a consacré cette semaine un numéro à la course à pied. Comme d’habitude, le journal traite le sujet sous plusieurs angles, associant journalistes, écrivains, philosophes, physiologistes, médecins, sociologues… Autant d’approches qui rejoignent nos réflexions quotidiennes à l’Agence INCIPIT. De plus, l’actualité locale y fait également écho, le Marathon de Cheverny et le trail du Pays des Châteaux approchent à grandes enjambées !

Morceaux choisis :

Dans son introduction, Emma Flacard évoque les premières valeurs de cette activité : plaisir et liberté ! Soit la définition même des sports de nature, mais qui impliquent également des responsabilités, notamment en matière de préservation des milieux. Le dépassement de soi et la solidarité sont également portés par la course à pied !

L’écrivaine marathonienne québécoise Annie Perreault nous relate ensuite les émotions que lui procure la course, notamment une attention renforcée au temps qui passe et aux paysages, et l’appréciation de la solitude en pleine nature.

Mais la course à pied présente de multiples formes : de l’immersion en pleine nature à l’entrainement intensif (bien que l’un n’exclue pas forcément l’autre, les yeux rivés sur la montre connectée à Strava… Le sociologue Olivier Bessy expose les métamorphoses de la course à pied, par la variété des disciplines à leurs diverses formes modernes, et leurs dernières évolutions. Les enjeux actuels sont nombreux : féminisation et sécurité, impact environnemental non négligeable, notamment sur les grands évènements, qui le prennent aujourd’hui toujours en compte, hausse du coût de la pratique (équipement, frais d’inscriptions qui augmentent fortement) pourtant la plus accessible dans sa forme la plus simple. Ces diverses formes de course ont un véritable impact territorial, les collectivités étant sollicitées pour améliorer sols, signalétique, éclairage, sur des traces supposées et vérifiées, notamment grâce aux cartes de chaleur issues des montres connectées. Cet intérêt est primordial à l’agenda des décideurs, la course à pied étant plébiscitée par plus de 12,5 millions de français.e.s, qui arpentent des terrains très divers. Les grands évènements sont également un véritable outil de marketing territorial, et générateur de retombées directes et indirectes pour les territoires d’accueil.

En miroir, la question de santé publique est prégnante, si la pratique de la course à pied est en constante hausse, plus de la moitié des élèves de 6ème ne sont pas capables de courir 5 minutes à une allure de 9,5 km/h. La question du sport en réponse à la sédentarité est essentielle ! Martine Duclos, médecin du sport, rappelle également que le modèle du sport en club est en baisse de vitesse, pour les adolescents notamment, qui préfèrent les activités spontanées, enjeu de plus pour l’aménagement du territoire en équipements sportifs, qu’il s’agisse de city-stades ou de sentiers accessibles et sécurisés.

Running, footing, jogging, quel terme utiliser au final ? Paul Taylor a une théorie 😉

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